“La diversité : charité, business ou bluff?” à SciencesPo.

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Il faut provoquer l’égalité des chances à l’école et en entreprise. Comme d’une seule voix, les cinq personnalités invitées sont tombées d’accord lors de la conférence sur “La diversité : charité, business ou bluff?” organisée mercredi à Sciences Po par Ambition Campus, une association qui tisse des liens entre les lycéens de ZEP et les étudiants de grandes écoles. A la tribune, Jacques ATTALI, Président de la Commission pour la libération de la croissance française, Président de Planet Finance ; Armelle CARMINATI-RABASSE, Vice-présidente Engagement et Diversité Accenture – France ; Le Général Emmanuel DE RICHOUFFTZ, Le “Général des Banlieues”, GDF SUEZ ; Joel ROMAN, philosophe ; et Karine GULDEMANN, Déléguée générale de la Fondation ELLE.
Parmi les thèmes abordés, la différence de principe entre la parité homme-femme et la discrimination, considérée comme scandaleuse ; la réussite des quotas dans les pays les plus progressistes comme l’Australie ; l’obligation pour l’entreprise de rendre des comptes sur les avancées réelles en matière de diversité. Pour Jacques Attali, « la diversité est un atout. Le melting pot, c’est la France, c’est ce qui en a fait la grandeur et la résilience. La France est un des rares pays où la démographie n’est pas nulle grâce à la diversité. » Et contre l’hypocrisie du discours universaliste : « la société française est une machine a reproduire à l’identique, les classes défavorisées sont écrasées, non seulement en terme d’argent mais de réseaux sociaux. » Quelles sont alors les priorités pour faire avancer les choses en France? L’enseignement, où se jouent les conditions de faire valoir la diversité, et l’organisation de passerelles avec les entreprises, pour lesquelles milite Emmanuel de Richoufftz. Les conférenciers ont conclu sur le risque de voir la diversité devenir un prétexte publicitaire, un dévoiement extrêmement dangereux même s’il entraîne une pression sociale.

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