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Le point de vue de Patrick Weil dans Le Monde

Tuesday, August 24th, 2010

Le brillant article de l’historien et spécialiste de l’immigration est paru dans Le Monde daté du 23 août 2010.

Patrick Weil

Le 8 mars 1872, juste après la victoire de la Prusse face à la France dans la guerre de 1870-1871, Francis Lieber, professeur à l’université Columbia (New York) d’origine prussienne, écrit à son ami Charles Sumner, sénateur antiesclavagiste depuis longtemps francophile :

“J’ai reçu de Berlin un appel à collecter des fonds parmi les Allemands d’Amérique afin de participer à l’édification d’une fondation Bismarck à l’université de Strasbourg… Le gouvernement allemand est à l’évidence très attaché à faire de Strasbourg une université de premier rang, ce qui n’est pas sans signifier quelque chose. Les Français l’ont négligé. Mais ils ont négligé et négligent toujours tout, sauf Paris. J’en reviens à ma vieille question : qu’est-ce qui fait que les Français sont le seul peuple capable de convertir des peuples conquis ? Ceux-ci ne reçoivent aucun bénéfice de la France. Et pourtant, ils parlent pour la France. Ni les Allemands, ni les Anglais, ni les Américains n’y arrivent. Qu’est-ce que c’est ?”

A cette question, Sumner a déjà répondu : il considère que l’égalité devant la loi, principe contenu dans la Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789, est le plus important des droits de l’homme et il a voulu l’introduire dans la Constitution américaine. Ce qui explique l’attachement du Strasbourgeois à la France, c’est donc que, français, il était l’égal du Parisien bien qu’éloigné de lui sur le plan culturel – par la langue germanique et la religion souvent protestante -, tandis que, allemand depuis 1871, il est devenu inférieur au Prussien de Berlin, l’Alsace-Moselle ayant un statut de colonie dans le nouvel Empire allemand.

Chaque Etat-nation se réfère à une géographie, à une histoire et au sentiment de partager avec d’autres citoyens – par le lien de nationalité – un destin commun. Mais ces traits communs glorifiés conduisent souvent au nationalisme le plus absurde. Quelques mois après avoir entendu, le 25 juin 1940, le maréchal Pétain invoquer la terre définie comme “la patrie elle-même” qui “ne ment pas”, des Français envoyés au service du travail obligatoire (STO) découvrent avec surprise en passant les frontières de la Belgique, puis de l’Allemagne, que “c’est toujours la même terre, des arbres, des vaches, des labours, des rivières – aucun signe, aucune rupture -, on glisse”, ou que des paysages de l’Allemagne sont “semblables à ceux de la Dordogne” (Patrice Arnaud).

Les traits communs à tous les Etats-nations ne disent pas les valeurs et les croyances qui, traduites dans des institutions et des conduites, symbolisent la spécificité de chacun. Quatre “piliers” me semblent constituer un code sociopolitique de la France pour les Français et aux yeux du monde. Produits de notre histoire, ils ont résisté à de nombreuses contestations, aux changements de gouvernements, de Constitutions, de régimes politiques. Ils sont autant une référence qu’un programme d’action toujours à réaliser.

D’abord, ce principe d’égalité qui permettait l’identification à la France des habitants des provinces conquises. Transformé et renforcé durant la Révolution, il s’inscrit dans des dispositions importantes du code civil, devenu par sa pérennité la Constitution matérielle de la France. La succession des citoyens est, par exemple, fondée sur l’égalité des enfants – mâles et femelles. Tocqueville y voyait la base de la démocratie. Puis la langue française, langue de l’Etat depuis 1539, a été un instrument d’unification culturelle du royaume de France puis de la République. Outil d’émancipation et de débats, de l’école pour tous, son statut au coeur de la République des lettres donne à la culture et à l’intellectuel en France une place sans pareille.

Ensuite, la mémoire positive de la Révolution que nous partageons avec les Américains mais qu’aucun autre peuple d’Europe ne possède. Ni l’Italie, ni l’Espagne, ni l’Angleterre, ni l’Allemagne. Malgré la Terreur et d’autres excès, elle reste une référence qui se traduit par une approche positive des mobilisations de masse. La laïcité enfin, repose depuis 1905 sur trois principes : la liberté de conscience, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et le libre exercice de tous les cultes. Elle s’est imposée depuis 1945 comme la référence commune de croyants de plus en plus divers et d’athées ou d’agnostiques de plus en plus nombreux.

Forces et facteurs d’unification et de transformation, ces piliers représentent l’indifférenciation – l’assimilation – à laquelle chacun aspire dans certaines situations autant que le respect de sa particularité dans d’autres. Et ces piliers ont suscité d’autant plus l’adhésion qu’ils ont souvent été mis en oeuvre dans la reconnaissance de cette diversité des Français, dans un équilibre qui leur offre la possibilité de circuler entre des identités composées.

L’égalité des droits a été sous l’Ancien Régime attribuée dans le respect de la diversité culturelle des provinces rattachées au Royaume de France. Les habitants d’Alsace, de Flandre ou du Roussillon usèrent de ces droits pour défendre leurs intérêts dans des conflits entre particuliers. Mais ils finirent par leur “coller à la peau” et devenir un élément central de leur identification à la France (Peter Sahlins).

Plus tard, sous la IIIe République, l’école “s’ingénie à nous rendre tous pareils” (Mona Ozouf), mais l’enseignement du français s’accommode de la magnification des petites patries et de l’usage de la langue régionale, parfois même qualifiée de maternelle (Jean-François Chanet). La loi de 1905 permet au judaïsme et au protestantisme de développer une nouvelle diversité, indépendante des anciennes structures officielles. Après 1918, l’Alsace-Moselle conserve son ancien statut et un compromis est trouvé avec le Vatican. Après 1945, la question de l’école privée est résolue.

Cette même approche d’assimilation juridique et d’acceptation de la diversité est adoptée lorsque la France devient à la fin du XIXe siècle un pays d’immigration. Par souci d’égalité, les enfants d’immigrés acquièrent la nationalité française, automatiquement. Mais la double nationalité est aussi acceptée. Pourtant, le débat a lieu en 1922. Des Allemands installés en Alsace avant 1914 peuvent ainsi devenir français et rester allemands. Le Parlement considère que l’on doit “admettre, jusqu’à preuve du contraire, qu’une personne ayant acquis la nationalité française n’est point suspecte et dangereuse par le seul fait qu’elle conserve des intérêts moraux et pécuniaires dans le pays qu’elle a quitté”. Les dirigeants de la France connaissaient ses principes unificateurs et avaient appris à les appliquer avec souplesse et pragmatisme. C’est cet esprit qui fait défaut aujourd’hui.

Un prétexte souvent invoqué est la nouveauté du temps présent qui serait celui de “l’ébranlement de notre identité historique” d’Etat-nation, de la confusion entre mémoire et histoire, de l’émergence des identités de groupe (Pierre Nora) ou de la présence de populations immigrées qui refuseraient de s’intégrer. Nous vivons, il est vrai, une mondialisation sans précédent des échanges, tandis que la France est devenue le pays d’Europe au plus grand nombre de bouddhistes, de juifs mais surtout de musulmans, d’athées ou d’agnostiques.

Cette globalisation du monde aurait pu sonner la fin des valeurs nationales, lesquelles ne sont, après tout, des constructions sociales durables que parce qu’on les pratique et parce qu’on y croit. Or, dans cette France de plus en plus diverse, l’adhésion au principe de la laïcité est par exemple très élevée et le sentiment d’appartenance à une même nation plus fort que partout ailleurs en Europe.

Au printemps 2006, quelques mois après les émeutes de l’automne 2005, deux ans après l’interdiction des signes religieux ostensibles dans les écoles publiques, l’enquête d’un think tank américain, le Pew Research Center, fait ainsi apparaître qu’au Royaume-Uni, seuls 7 % des musulmans britanniques se sentent d’abord britanniques (alors que 82 % se sentent d’abord musulmans). En France, 42 % des musulmans se sentent d’abord français contre 46 % d’abord musulmans, dans un pays où la moitié des musulmans ne sont pas de nationalité française. C’est en France que le degré d’opinion favorable des chrétiens et des musulmans vis-à-vis les uns des autres est le plus élevé. Et c’est le seul pays d’Europe où les musulmans ont en majorité – 74 % – une opinion favorable des juifs. Ces résultats sont confirmés un an plus tard par une enquête Financial Times-Louis Harris, menée aux Etats-Unis et dans les cinq plus grands pays européens : la France est le seul pays dans lequel une majorité (69 %) dit avoir un ou plusieurs amis musulmans (contre 38 % des Britanniques et 28 % des Américains).

Il ne s’agit pas de nier ici les tensions. Elles proviennent d’abord du refus – très minoritaire – de l’intégration que l’on peut appeler “communautarisme” lorsque la primeur est donnée aux lois d’un groupe sur celles de la République. Mais les frictions sont plus nombreuses et “normales” dès lors que de nouveaux arrivants dans un pays sont confrontés à une culture ou une histoire qui ne sont pas tout à fait les leurs. Ils doivent s’y adapter, parfois ils réclament une reconnaissance culturelle. Mais les valeurs de notre République sont universelles et par là même attractives. Elles provoquent une quête légitime d’égalité de traitement qui oblige parfois à des ajustements qui doivent combiner tradition, égalité et diversité.

C’est ce type de démarche qu’a eu en 2003 la commission Stasi en matière de laïcité : d’un côté l’interdiction des signes religieux ostensibles dans l’espace particulier de l’école, là où leur instrumentalisation troublait la liberté de conscience d’autrui ; de l’autre, l’attribution à l’islam des mêmes droits qu’aux autres religions (création d’aumôneries dans l’armée, les prisons ou les hôpitaux, projet d’un jour férié au choix pour toutes les religions).

Le même type de travail d’inclusion dans notre mémoire nationale a été réclamé par nos compatriotes d’outre-mer. Arrivés en métropole à la fin des années 1950, ils furent surpris de constater que la citoyenneté française n’était pas une garantie contre le racisme et les discriminations et que l’histoire dont ils étaient issus n’y était ni connue ni enseignée. La loi Taubira est venue en 2001 rappeler que l’esclavage était un crime contre l’humanité.

Or, depuis 2007, les choix effectués au plus haut niveau de l’Etat brouillent tout et accentuent les tensions : ce fut la remise en cause directe de certains piliers de notre République puis, devant l’échec, le choix d’y semer, par une application rétrécie, la confusion. En matière de laïcité par exemple, Nicolas Sarkozy s’est d’abord excusé auprès du pape de la loi de 1905, puis a loué le prêtre ou le croyant au détriment de l’instituteur ou de l’athée, à rebours de la neutralité imposée dans l’Etat et du respect égal de toutes les options spirituelles. L’ampleur des réactions lui fit faire machine arrière. Depuis, au lieu d’appliquer avec intelligence les principes de la laïcité, il conduit un combat public contre la burqa. C’est une prison mobile qui choque. Mais son interdiction dans la rue sera au mieux inapplicable, au pire elle favorisera les intégristes qu’elle est censée combattre s’ils l’emportent devant la Cour européenne des droits de l’homme. Le gouvernement le sait. Qu’importe si de nombreux citoyens de culture musulmane, en permanence dans l’obligation de se justifier et d’exprimer leur distance à l’égard de pratiques extrêmes, ressentent un malaise. Il a choisi de maintenir ce sujet au centre de l’attention publique parce qu’il lui vaut le soutien de la majorité de l’opinion.

Le soupçon de présence illégitime est instillé à l’encontre de nos compatriotes d’origine africaine ou méditerranéenne par des mesures qui se succèdent : au fondement de la création du ministère de l’immigration et de l’identité nationale ou de la volonté présidentielle heureusement censurée de sélectionner les immigrés selon l’origine géographique, il s’est illustré par les restrictions annoncées en matière de nationalité aux “Français d’origine étrangère”.

Ce soupçon d’usurpation pèse aussi sur la loi Taubira, qui ne cesse de devoir se justifier d’exister. Pourtant, l’abolition de l’esclavage fait partie d’une histoire partagée : elle a été conquise par les esclaves mais aussi par la mobilisation des philanthropes et des abolitionnistes. Elle nous unit autour de la République qui, dès 1848, a reconnu l’esclavage comme crime de “lèse-humanité” et l’a puni comme tel. Pour la colonisation, le travail de mémoire et d’histoire partagées, plus complexe, reste à faire. Mais on n’est plus au temps de Renan, quand l’oubli des divisions passées était considéré comme nécessaire à la construction de la nation. Des citoyens adultes peuvent être confrontés à des interprétations différentes de l’histoire nationale sans perdre le sentiment d’appartenir au même projet, bien au contraire.

La France n’a pas à craindre des identifications à une région, au pays d’origine ou à une religion : elles se composent le plus souvent avec l’appartenance à la nation et l’adhésion à ses valeurs historiques. Le risque est plutôt dans l’exacerbation et la dramatisation des différences, ou dans l’interprétation des demandes de reconnaissance comme des refus d’appartenance.

Rappelons-nous qu’interrogé en 1968 dans la revue Esprit, sur le risque de double allégeance que ferait courir à la nation la solidarité manifestée par les juifs de France à l’égard d’Israël en 1967, Emmanuel Levinas répondait : “Vérité et destin… ne tiennent pas dans les catégories politiques et nationales. Ils ne menacent pas plus l’allégeance à la France que ne la menacent d’autres aventures spirituelles… Etre juif pleinement conscient, chrétien pleinement conscient, c’est toujours se trouver en porte-à-faux dans l’Etre. Vous aussi, ami musulman, mon ennemi sans haine de la guerre des Six-Jours ! Mais c’est à de telles aventures courues par ses citoyens qu’un grand Etat moderne, c’est-à-dire serviteur de l’humanité, doit sa grandeur, son attention au présent et sa présence au monde.” Ces valeurs universelles, la tâche des dirigeants du pays est d’abord de les incarner et de les faire vivre.

Jean-Michel Basquiat: The Radiant Child

Thursday, July 8th, 2010

What: Sneak preview screening of “Basquiat: The Radiant Child” by Tamra Davis

When: Monday, July 12, at 8pm

Where: The Salt Space, 1160 Broadway at 27th street, penthouse.

For more info, please go to www.djspooky.com/radiantchild.html

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Bro/Sis Comes to the Hamptons

Thursday, July 8th, 2010

“The Brotherhood/Sister Sol is using their passion to uplift and inspire a next generation through extraordinary work that creates leaders and a sanctuary for children where their members can develop a higher vision of themselves” – Oprah Winfrey

The Brotherhood/Sister Sol is a Harlem based, community based, not-for-profit organization dedicated to developing Black and Latino youth into empowered critical thinkers and community leaders. The Brotherhood/Sister Sol focuses on issues such as leadership development and educational achievement, bias reduction, sexual responsibility, sexism and misogyny, political education and social justice, Pan African and Latino history, and global awareness.

The Brotherhood’s mission statement clearly states that it “is not simply an organization; more accurately, it’s a way of life. Providing youth with an opportunity to explore their ideas, identity and future among peers, with the support and guidance of their immediate elders, is a natural method of promoting positive development into adulthood.”

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On Saturday, July 17th, The Brotherhood/Sister Sol, along with TRUE’s Claude Grunitzky and a host committee, will be hosting a festive afternoon in the Hamptons to support the summer initiatives of The Brotherhood/Sister Sol.

Where: B.Smith’s waterside restaurant, Long Wharf at Bay Street, Sag Harbor, NY 11936

When: 3-6pm

The event is sponsored by Cushman & Wakefield, Newmark Knight Frank, The Reginald F. Lewis Foundation, BookHampton & Belvedere Vodka. Gift bags will be provided by Dior and there will an open bar, festive summer appetizers, and entertainment. Purchase your tickets for only $150 here

For more information, contact Ariana Aguilar or Kathryn Littlefield at fundraising@brotherhood-sistersol.org and visit www.brotherhood-sistersol.org to learn more about their amazing programs and initiatives.

Create today: regards croisés France – Etats-Unis sur les jeunes entrepreneurs culturels

Wednesday, June 30th, 2010

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A l’initiative de l’Ambassade des Etats-Unis et de Culturesfrance, une journée de débats a été organisée jeudi 24 juin 2010 à la résidence de Monsieur l’Ambassadeur, Charles H. Rivkin.

Un événement marquant la volonté des deux organisations de permettre aux jeunes entrepreneurs culturels des deux côtés de l’Atlantique de partager leur envie de créer et de dresser un tableau comparatif des modèles français et états-uniens, en évoquant au cours de deux tables rondes, le rôle des institutions et politiques publiques, le soutien du secteur privé (mécénat, fondations, etc…), et l’enjeu des nouvelles formes de production culturelle.

Les deux pays accordent une importance majeure à la culture mais se distinguent par le rôle déterminant du ministère de la Culture en France (absent aux Etats-Unis), et le dynamisme du secteur privé américain dans ce secteur, diversifié en une mosaïque d’intervenants: les  philanthropes, les universités, les institutions culturelles à but non lucratif, les communautés…

Un pragmatisme enviable en France, où la césure entre les secteurs public et privé, entre une culture subventionnée/élitiste et une culture privée/commerciale, est encore bien présente. En bref, comme le rappelait Lucie Marinier, chargée de mission au département culturel de la Mairie de Paris, on peine encore à reconnaître la notion de « creative class », qui renvoie au modèle d’un monde culturel décomplexé, décloisonné, pluriel et fluide. 

Une différence de conception palpable également lors de la brillante intervention de John Maeda, Président de la Rhode Island School of Design, qui a su mettre en valeur la complémentarité entre la Science, l’Art et le Design, et l’intérêt de mettre l’intuition de l’artiste au service des nouvelles technologies.

Parmi la dizaine d’intervenants figuraient notamment : Christoph A. Geiseler, un jeune entrepreneur social et culturel de 29 ans, à la fois Dj et réalisateur, et co-fondateur de MIMA Music Inc., une association dont l’objet est d’éduquer et « transformer les gens par la musique », aux Etats-Unis et dans le reste du monde, en structurant des communautés autour du jazz, de l’électro voir de la capoeira. Et Fred Benenson, jeune activiste numérique promoteur de la culture du logiciel libre, travaillant pour l’entreprise de mécénat contributif Kickstarter, et membre actif de Creative Commons, projet à l’origine du concept de droits numériques gratuits.

Le financement de la culture en France

- Budget 2009 du ministère de la Culture et de la Communication: 2, 9 milliards d’euros (39% pour le patrimoine; 29% pour la transmission des savoirs; 27% pour la création).

- Budget 2006 de la ville de Paris: 260 millions d’euros.

- La loi du 1er août 2003 garantit des avantages fiscaux aux donateurs.

- 23% des entreprises de plus de 20 salariés pratiquent le mécénat.

- En 2006, les communes de plus de 10 000 habitants ont investi 968 millions d’euros; les départements 407 millions d’euros et les régions 168 millions d’euros.

- Le ministère de la Culture et de la Communication s’est engagé sur un plan triennal (2009-2011)  en faveur des quartiers prioritaires, et souhaite notamment soutenir des projets culturels dans les quartiers. Cet appel à projets 2009 est doté de 2 millions d’euros.

- 2, 5 milliards d’euros ont été consacrés au mécénat en 2008.

Le financement de la culture aux Etats-Unis

- La ville de New York dispose d’un budget de 131 millions de dollars par an (1er budget culturel public aux E.U.A), plus 803 millions de dollars donnés tous les quatre ans aux institutions artistiques de la ville pour se moderniser et se développer. En 2005, l’Etat de New York consacre 7% de son budget à la culture.

- Revenus propres et taxes (ventes, billetterie, restauration): 50% ; dons des individus et legs: 35, 5%; mécénat d’entreprise et des fondations: 7, 5%.

- En 2006, 62 000 fondations ont investi 3, 6 milliards de dollars dans la culture.

- En 2008, les citoyens états-uniens ont donné plus de 307 milliards de dollars.

- Aux Etats-Unis, chaque citoyen donne 45 dollars par an en moyenne aux arts et à la culture. C’est dix fois plus qu’en France.

- Pour plus d’info sur l’originalité du fundraising américain : www.usafundraising.com

Suez Environnement Manager’s Conference

Tuesday, June 8th, 2010

On June 1st and 2nd, 2010, Suez Environnement invited the top executives from around the globe to participate in the first annual Suez Environnement Management Conference. Executives from various Suez Environnement subsidiaries, along with CEO Jean-Louis Chaussade, confirmed their commitment to corporate social responsibility by actively participating in a CSR workshop dedicated to promoting diversity, advancing women’s careers, and confronting ethical issues.

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The workshop began with guest speaker Claude Grunitzky, who presented the most relevant benchmarks in the business world for minorities, women’s careers and ethics. Following Mr. Grunitzky’s introduction, the top executives broke off into groups to create a Metaplan, which is a creative technique used to facilitate groups in order to brainstorm ideas, develop opinions and create solutions. During the creation of the Metaplan, participants were asked three key questions in each category, and responded accordingly with their ideas and suggestions for how to make Suez Environnement a more ethical, inclusive and diverse company.

Peaceful Relations in the Middle East

Monday, June 7th, 2010

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“La diversité : charité, business ou bluff?” à SciencesPo.

Friday, June 4th, 2010

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Il faut provoquer l’égalité des chances à l’école et en entreprise. Comme d’une seule voix, les cinq personnalités invitées sont tombées d’accord lors de la conférence sur “La diversité : charité, business ou bluff?” organisée mercredi à Sciences Po par Ambition Campus, une association qui tisse des liens entre les lycéens de ZEP et les étudiants de grandes écoles. A la tribune, Jacques ATTALI, Président de la Commission pour la libération de la croissance française, Président de Planet Finance ; Armelle CARMINATI-RABASSE, Vice-présidente Engagement et Diversité Accenture – France ; Le Général Emmanuel DE RICHOUFFTZ, Le “Général des Banlieues”, GDF SUEZ ; Joel ROMAN, philosophe ; et Karine GULDEMANN, Déléguée générale de la Fondation ELLE.
Parmi les thèmes abordés, la différence de principe entre la parité homme-femme et la discrimination, considérée comme scandaleuse ; la réussite des quotas dans les pays les plus progressistes comme l’Australie ; l’obligation pour l’entreprise de rendre des comptes sur les avancées réelles en matière de diversité. Pour Jacques Attali, « la diversité est un atout. Le melting pot, c’est la France, c’est ce qui en a fait la grandeur et la résilience. La France est un des rares pays où la démographie n’est pas nulle grâce à la diversité. » Et contre l’hypocrisie du discours universaliste : « la société française est une machine a reproduire à l’identique, les classes défavorisées sont écrasées, non seulement en terme d’argent mais de réseaux sociaux. » Quelles sont alors les priorités pour faire avancer les choses en France? L’enseignement, où se jouent les conditions de faire valoir la diversité, et l’organisation de passerelles avec les entreprises, pour lesquelles milite Emmanuel de Richoufftz. Les conférenciers ont conclu sur le risque de voir la diversité devenir un prétexte publicitaire, un dévoiement extrêmement dangereux même s’il entraîne une pression sociale.

Concert for Peace, Tolerance, and Understanding – USA Senegal

Wednesday, April 7th, 2010

Emerging Senegalese Superstars Play in New York, Washington DC, and Dakar  

Leading Senegalese artists are scheduled to perform at a series of free concerts in the United States and Senegal for Peace Tolerance, and Understanding, as part obc83a3e879c156537307d7a6dae96f06a30789faf an exchange program to promote mutual understanding between our two countries.  The program is being conducted by the U.S. Embassy in Dakar, Senegal and the Senegalese Ministry of Culture. 

Concerts will feature leading Senegalese artists across a spectrum of musical genres: hip hop group Positive Black Soul, “Golden Voice” Abdou Guitté Seck, Ma Sané of Waflash, and “angel” voiced Titi.  In Dakar, the five artists will be joined by well-known legends of Senegalese music, including Youssou N’Dour, Baba Maal, Omar Pene, and others: Pape Diouf, Mame Balla, Abou Thioubalo, Carlou D, the Julien Jouga Christian Choir, and an Islamic music group.  DJ Xuman and MC DJ Boubs will open the show.

A total of three concerts will take place at the following locations: New York University’s (NYU) Skirball Center in New York on April 8th, 2010 (doors open at 7 PM; 2-hour show at 8 PM); Cramton Auditorium at Howard University, Washington DC, on April 12th, 2010 (doors open at 6 PM; 2-hour show at 7 PM); and at the 60,000 seat Stade Léopold Senghor (aka Stade de l’Amitié) in Dakar, Senegal, on May 12th, 2010 (doors open at 6 PM; 5-hour show at 8 PM).

 The two concerts on April 8, 2010, at New York University’s Skirball Center and on April 12, 2010, at Howard University’s Cramton Auditorium in Washington DC, will feature four groups, including three of Senegal’s newer, most popular stars, whose performances will symbolize the diversity in Senegalese music – from hip-hop to mbalax and bougarabou to reggae beats.

The “Concert de la Paix, la Tolérance, et l’Entente” will be held at the Léopold Sédar Senghor Stadium, on May 12, 2010. The line-up for the five-hour free concert includes: Youssou N’Dour, PBS, Ma Sané, Titi, Abdou Guité Seck, Omar Pene, Baaba Maal, Pape Diouf, Mame Balla, Carlou D, Abou Thioubalo, the Julien Jouga Christian choir and an Islamic music group, DJ Xuman, and MC DJ Boubs. 

 

About the artists :

Positive Black Soul

Positive Black Soul, the hip-hop duo of Didier Awadi and Duggy Tee, will headline the concert (http://www.myspace.com/positiveblacksoul).  They recently reunited after some time apart.  Bound by music and their common ideals of Afrocentrism and peace and democracy, the two musicians have become African hip-hop role models and leaders in their communities and perform their hits in French, Wolof, the main language in Senegal, and in English.  

Titi

Titi (Ndeye Fatou Tine) (http://www.titi-music.com) is also known as ‘Titi l’ange’ (‘Titi the Angel’) for her glorious voice singing to Mbalax rythms. Titi has gained critical acclaim for her music and been in great demand to share the stage with several Senegalese top stars. She recently won the prestigious SUNUMUSIC Best Female Singer Award. 

Ma Sané

Ma Sané and her all-male group Waflash is one of West Africa’s loveliest, gentle singers (http://www.myspace.com/waflash).  Since she started the group with childhood friends in the 1990s, Waflash has known great success.  Their sounds reflect a broad range of influences, blending African and Western musical genres: Senegalese mbalax and bougarabou, soul, jazz, Afrobeat, hip-hop, reggae.  

Abdou Guité  Seck

Abdou Guité Seck is also referred to as “The Golden Voice” and “the future of Senegalese music” (www.guiteseck.com).  Prior to launching his solo career, Abdou Guité became the lead vocal singer for the Franco-Senegalese group Wock, which signature sound combined mbalax with rock.  The group performed at Festival des Nuits Métisses, North Sea Jazz Festival, Montreux Jazz Festival, and Festival International de Jazz de St. Louis.  Abdou Guité won the 2000 RFI Découvertes Award and was nominated in 2001 for the best world music album category in the French Music Awards in Paris.  Abdou Guité has embarked on his solo career with his new band, Evolution, and has won numerous awards with several solo albums and huge commercial success in Senegal and beyond.  His abiding themes continue to explore childhood, love, hope, education, and universal peace.

 

 How To Obtain Free Tickets For US Concerts: 

SKIRBALL CENTER CONCERT – APRIL 8th, NEW YORK UNIVERSITY:  

Ticket RSVP for NYU Skirball Center performance:

Concerts for Peace, Tolerance and Understanding – Featuring Positive Black Soul, Abdou Guitte Seck, Titi, Ma Sane

NYU Skirball Center – Thursday, April 8th  

RSVP by email for free tickets: ibrahim10031@gmail.com

Type “RSVP – Peace” in the subject heading; in body of email provide full name and indicate 1 or 2 tickets (Limit: 2 tickets per person) 

Tickets for guests with RSVP will be available at no cost at the NYU Skirball Center box office (Noon-6pm, Tues-Sat) beginning Wednesday, April 7th

RSVP tickets are free, but are “first come first served”

General admission / Doors open at 7pm – Concert at 8pm 

  

CRAMTON AUDITORIUM CONCERT – APRIL 12th HOWARD UNIVERSITY: 

Ticket RSVP for Howard University Cramton Auditorium performance:

Concerts for Peace, Tolerance and Understanding – Featuring Positive Black Soul, Abdou Guitte Seck, Titi, Ma Sane

Howard University Cramton Auditorium – Monday, April 12th 

RSVP by email for free tickets: cramtonauditorium@howard.edu

Type “RSVP – Peace” in the subject heading; in body of email provide full name and indicate 1 or 2 tickets (Limit: 2 tickets per person) 

Tickets for guests with RSVP will be available at no cost at the Howard University box office (10am-6pm, M-F) beginning Friday, April 9th

RSVP tickets are free, but are “first come first served”

General admission / Doors open at 6pm – Concert at 7pm

PUMA presents… Of the Same Earth

Wednesday, January 27th, 2010

PUMA, the global athletic and lifestyle brand, has teamed up with artist Kehinde Wiley, the internationally acclaimed, half-Nigerian American-born painter, for a creative project in anticipation of the 2010 World Cup in South Africa. In June of 2009, Wiley journeyed to Cameroon, Ghana, and Côte D’Ivoire to collaborate with three of Africa’s most prominent football players, Samuel Eto’o, John Mensah and Emmanuel Eboué, in order to create a series of four original artworks featuring the players.

The following clip is the story of how PUMA was able to connect a fine artist with three prominent athletes in their home countries, through a dialogue of art, sport, and culture.

For more information, please go to Pumafootball.com.

Mamadou BAH

Friday, January 15th, 2010

Mamadou1 C’est avec effroi que toute l’équipe de Bibliothèques Sans Frontières a appris la terrible nouvelle de la mort de Mamadou BAH. Le plus proche collaborateur de Luiz Costa da Silva, le représentant principal adjoint du secrétaire général de l’ONU, numéro 2 de la MINUSTAH, la mission de l’Onu en Haïti, Mamadou BAH, Français et Guinéen, a perdu la vie, mardi 12 janvier 2010, lors de l’effondrement de l’immeuble dans lequel il se trouvait. Mamadou BAH avait eu l’idée d’une coopération entre BSF et la MINUSTAH. Pourriez-vous –nous avait-il dit – nous fournir des livres pour permettre l’ouverture d’une bibliothèque pour les adolescents purgeant une peine dans un des centres pénitentiaires géré par la mission de l’ONU. En échange, la MINUSTAH se proposait d’aider BSF à assurer le transport de livres dans l’île quand ils n’étaient pas destinés à Port au Prince. Aussitôt dit, aussitôt fait. En quelques semaines, l’accord fut signé, mis en œuvre, étendu à cinq centres pénitentiaires, les livres envoyés par BSF dispatchés partout dans Haïti là où ils devaient aller. Mamadou BAH, que nous avions appris à connaître, était intelligent et modeste, rapide et posé, efficace et discret. Il était animé par l’esprit de justice. L’ONU et le peuple haïtien perdent un grand serviteur et BSF un ami très cher. Nos pensées vont à sa femme et à son fils, à sa famille, à ses proches.
Nos pensées et notre solidarité vont aussi à l’ensemble des haïtiens qui vivent des jours terribles. BSF mène de nombreux projets dans la capitale et dans le pays en direction de 200 établissements scolaires, de l’université, de la ville de Port-au-Prince en coopération avec le gouvernement haïtien, l’ambassade de France, l’Association universitaire de la Francophonie et la MINUSTAH.
Après que l’aide d’urgence aura été déployée par les Etats et les ONG humanitaires, les besoins en termes de reconstruction des structures pédagogiques et culturelles seront énormes. Bibliothèques Sans Frontières donnera la priorité de son action à Haïti et se tient prêt à apporter son appui à l’effort de reconstruction et d’appui matériel et humain.
L’Assemblée Générale de Bibliothèques Sans Frontières, le 19 février prochain, sera consacrée à la question de l’effort à mener en direction d’Haïti dans les prochains mois. Un hommage particulier sera rendu à Mamadou Bah dont le nom sera donné au siège de Bibliothèques Sans Frontières dans le 19ème arrondissement de Paris.
Que ces quelques mots de Dany Laférière à la journaliste canadienne Chantal Guy résonnent comme un message d’espoir en ces jours noirs :
« Quand tout tombe, il reste la culture. Et la culture, c’est la seule chose que Haïti a produite. Ça va rester. Ce n’est pas une catastrophe qui va empêcher Haïti d’avancer sur le chemin de la culture. Et ce qui sauve cette ville, c’est le peuple. C’est lui qui fait la vie dans la rue, qui crée cette vie. Il ne faut pas se laisser submerger par l’événement.»

Patrick Weil
Président de Bibliothèques sans Frontières
www.bibliosansfrontieres.org
Jafar
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